Affichage des articles dont le libellé est L'amour dure trois ans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'amour dure trois ans. Afficher tous les articles

lundi 28 février 2011

Leçon de modestie

« Il est assez exaspérant de s’apercevoir que l’on a les mêmes interrogations que tout le monde. C’est une leçon de modestie.
Ai-je raison de quitter quelqu’un qui m’aime ?
Suis-je une ordure ?
À quoi sert la mort ?
Vais-je faire les mêmes conneries que mes parents ?
Peut-on être heureux et, si oui, à quelle heure ?
Est-il possible de tomber amoureux sans que cela finisse dans le sang, le sperme et les larmes ?
Ne pourrais-je pas gagner BEAUCOUP PLUS d’argent en travaillant BEAUCOUP MOINS ?
Quelle marque de lunettes faut-il porter à Formentera ? »

Beigbeder, Frédéric. L’amour dure trois ans. Gallimard, Collection Folio. 1997. p. 84

Ne riez pas

« J’ai beau savoir que l’amour est impossible, je suis sûr que dans quelques années, je serai fier d’y avoir cru. Personne ne pourra jamais nous enlever ça, à Anne et à moi : nous y avons cru, en toute sincérité. Nous avons foncé tête baissée dans une muleta en béton armé. Ne riez pas. Personne ne se moque de Don Quichotte qui attaquait pourtant des moulins à vent comme un débile barbichu. »

Beigbeder, Frédéric. L’amour dure trois ans. Gallimard, Collection Folio. 1997. p. 63