« Il est assez exaspérant de s’apercevoir que l’on a les mêmes interrogations que tout le monde. C’est une leçon de modestie.
Ai-je raison de quitter quelqu’un qui m’aime ?
Suis-je une ordure ?
À quoi sert la mort ?
Vais-je faire les mêmes conneries que mes parents ?
Peut-on être heureux et, si oui, à quelle heure ?
Est-il possible de tomber amoureux sans que cela finisse dans le sang, le sperme et les larmes ?
Ne pourrais-je pas gagner BEAUCOUP PLUS d’argent en travaillant BEAUCOUP MOINS ?
Quelle marque de lunettes faut-il porter à Formentera ? »
Beigbeder, Frédéric. L’amour dure trois ans. Gallimard, Collection Folio. 1997. p. 84